| Résumé :L’usage de matériaux de construction contribuants au changement climatique est en partie une des raisons pour l’engouement pour les produits de bois massif. De nouveaux projets sont conçus et de jours en jours, on voit apparaitre des concepts de bâtiments multi-étages de grande hauteur atteignant de nouveaux sommets. Dans la majorité des cas, les systèmes de contreventement sont en acier ou en béton, vu le manque de solution utilisant le bois ayant démontrée leur efficacité, surtout en zone à moyenne et haute sismicité.
Il est normal que les solutions de contreventement déjà mises en vigueur pour les charpentes en acier ou en bêton soient utilisées dans le cas de projets situés dans des zones sismiques mais ceci change petit à petit avec le développement de solution efficace en plus d’offrir la résilience qui devient un atout pour l’utilisateur du bâtiment.
La présentation offre un aperçu de la technologie résiliente, des projets de charpentes en bois, béton et acier où elle fut utilisée (nouveaux et renforcés) et des projets de recherche en cours pour démontrer son efficacité et inciter les ingénieurs à concevoir les charpentes en visant le concept compatibilité des déplacements afin de réduire l’impact des séismes sur notre infrastructure.
Conférencier :Pierre Quenneville, PhD
Professeur, ingénierie et design – Université d’Auckland, Nouvelle-Zélande
Pierre est professeur de conception des charpentes en bois à l’Université d’Auckland et est Directeur Technique chez Tectonus Ltd.
Ingénieur spécialiste des charpentes en bois, son expertise est dans le domaine des assemblages. Il est membre du comité technique de la norme CSA O86 depuis 1992 et a contribué au développement de la récente norme néo-zélandaise depuis 2014, introduisant le concept de ruptures fragiles.
Sa recherche sur les assemblages parasismiques pour charpentes en bois a mené au développement d’un amortisseur résilient qui recentre les charpentes à leur position initiale, réduisant ainsi le besoin de démolir ceux-ci à la suite d’une série de séismes.
Il a co-fondé Tectonus en 2016 afin de commercialiser la technologie résiliente et ses travaux de recherche ont permis de démontrer les avantages de ces amortisseurs pour les charpentes en béton, acier et bois.
La technologie résiliente est utilisée dans plus de 35 projets de bâtiments neufs et renforcés en Nouvelle-Zélande, au Canada et au Japon. |